Home 2 HISTORIQUE DU DJEMBE
 
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" Djembé ou " Jembé "
 
Pour obtenir la même prononciation, le " j " anglais a été remplacé par le " dj " français. Les différents pays d'Afrique de l'Ouest ont adopté les systèmes d'écriture de leur pays colonisateur,ce qui explique les différences d'ortographe sur certains mots.
Tam-tam, tambour africain ou djembé ?
" En France, le tambour africain est un mythe. Beaucoup de gens croient qu'il s'appelle " tam-tam ", que ce tam-tam est un tambour dont la peau est battue à mains nues, et qu'il sert à transmettre des messages. L'erreur est énorme, et tellement répandue que même les noirs francophones la répètent. En fait, le tam-tam est un gong asiatique : aucun tambour africain (et il y en a des milliers différents) ne s'appelle ainsi. Et le tambour qui sert à transmettre des messages est un tronc d'arbre évidé battu non pas avec les mains mais avec deux bâtons ". Alain Zwietlik
 
Naissance du djembé.
 
Ce long calice en bois servait autrefois au transport du grain lors de la récolte. Une peau d'antilope tendue sur la partie supérieure du baril par des lanières de cuir a donné naissance à l'instrument de percussion. La peau d'antilope a été remplacée par la peau de chèvre, et les lanières de cuir par de la corde synthétique. Utilisé par les villageois pour accompagner les travaux collectifs ou des évènements tel le mariage ou la circoncision,il devient un instrument trés présent dans la vie du village.
 
Le berceau du djembé.
 
C'est le pays mandingue (ou Mandé), situé entre la ville de Kankan en Guinée et Bamako au Mali. (Les mots "Mandingue" et "Malinké" sont synonymes, et désignent les peuples qui habitent ces régions ; Mali est une déformation du mot Mandé).
La caste des forgerons.
Les récits apparentent le djembé à la caste des forgerons " numu ". Ils possédaient les outils, et détenaient certains pouvoirs. Ils sculptaient le masque "Komo", emblème d'une société secrète qu'ils dirigeaient, pratiquaient la circoncision et l'excision qui marquaient le passage à l'âge adulte ; ils sculptaient le djembé et en jouaient. C'est grâce aux migrations des numus vers les côtes que le djembé se trouve au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso.
L'empereur Sunjata.
Les familles numu telles Camara , Doumbia, Konaté se rallièrent à l'empereur Sunjata au XIIIème siècle, pour fonder le Mali ou empire Mandé. (Voir "L'enfant noir" Camara Laye).
A propos des griots.
Il arrive souvent que le djembé soit associé aux griots, dont le rôle est de transmettre oralement l'Histoire. En réalité, les griots accompagnent leur chant de la kora, du balafon et du ngoni.
Le djembé hors du continent.
Le djembé franchit les portes d'Afrique de l'Ouest dans les années cinquante grâce aux tournées des "Ballets africains" de Guinée, dirigés par Fodéba Keita. A partir des années soixante, Ladji Camara, ancien membre des " Ballets africains " s'installe aux Etats-Unis et enseigne le djembé. C'est dans les années quatre-vingt que l'intérêt dans le djembé prend son envol : les ballets de Guinée, du Mali et du Sénégal multiplient les tournées internationales. De grands maîtres, anciens membres de ces ballets, meilleurs parmi les meilleurs, donnent des spectacles en Europe et forment des percussionnistes européens.
Le djembé dans un nouveau contexte.
Le djembé sort dès lors du contexte traditionnel du village où un rythme accompagne un événement spécifique. Les ballets, avec le support du djembé présentent à l'œil étranger un grand nombre de rythmes et danses, appartenant à des ethnies ou à des pays différents, le tout magnifiquement chorégraphié. (Voir "Djembéfola " Mamady Keita ) Plus tard avec les maîtres tels Mamady Keita, le djembé vient plus encore au devant de la scène. Il n'est plus seulement support de la danse ; grâce à la virtuosité et la performance du soliste, il devient à la fois véhicule des émotions, et symbole, à lui seul toute une tradition.
Les rythmes.
Les rythmes joués et enseignés les plus connus sont Dundunba (Malinké), Soli (Guinée), Dansa (Mali), Sunu (Mali). Toutefois, de nombreux rythmes joués sur le djembé sont à l'origine des rythmes joués sur d'autres percussions, provenant des groupes ethniques ou de pays voisins. C'est le cas de " Kuku " qui vient de Guinée.

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